Dernière mise à jour : 11/11/2025
Introduction
La rhizarthrose correspond à l’arthrose de la base du pouce, touchant l’articulation trapézo-métacarpienne. Cette pathologie fréquente, surtout chez la femme après 50 ans, entraîne douleur, perte de force et limitation des gestes quotidiens. Lorsque les traitements médicaux ne suffisent plus, une opération rhizarthrose peut être proposée. Plusieurs techniques existent, et chacune présente des avantages, inconvénients et suites différentes. Cet article fait le point sur les interventions possibles, la durée d’hospitalisation, la convalescence et les résultats attendus.
👉 Pour mieux comprendre cette maladie, découvrez ce qu’est la rhizarthrose.
Table des matières
Les principales techniques d’opération rhizarthrose
La trapézectomie du pouce : méthode la plus fréquente
La trapézectomie consiste à retirer le trapèze, petit os situé à la base du pouce. Cette technique est la plus couramment réalisée en France.
- Avantages : elle soulage efficacement la douleur dans 85 à 90 % des cas.
- Inconvénients : récupération plus lente, perte de force résiduelle possible.
- Suites opératoires : immobilisation de 4 à 6 semaines, suivie d’une rééducation progressive.
La trapézectomie reste la référence, notamment chez les patients de plus de 60 ans.
La prothèse trapézo-métacarpienne : retrouver la mobilité
La prothèse du pouce remplace l’articulation malade par un implant artificiel.
- Indications : patients de moins de 65 ans, actifs et motivés.
- Avantages : récupération fonctionnelle plus rapide, meilleure mobilité.
- Inconvénients : risque d’usure ou de luxation, avec parfois nécessité de reprise chirurgicale.
- Résultats : survie de la prothèse à 10 ans estimée à 85 %.
👉 Pour en savoir plus : prothèse du pouce et rhizarthrose.
L’arthrodèse : bloquer l’articulation pour supprimer la douleur
L’arthrodèse consiste à fusionner l’articulation trapézo-métacarpienne afin de supprimer la douleur.
- Avantages : soulagement durable des douleurs.
- Inconvénients : perte définitive de mobilité, difficultés pour certaines prises fines.
- Indications : patients manuels jeunes ayant besoin de force plus que de mobilité.
Cette option est aujourd’hui moins fréquente que la trapézectomie ou la prothèse.
Hospitalisation et déroulement post-opératoire
Durée d’hospitalisation selon la technique
La plupart des opérations de rhizarthrose se pratiquent en chirurgie ambulatoire. Le patient rentre chez lui le jour même dans près de 60 % des cas. Dans certaines situations (douleur importante, âge, comorbidités), une hospitalisation courte de 1 à 2 jours peut être nécessaire.
Immobilisation et attelle après l’opération rhizarthrose
Après l’opération, le pouce est immobilisé par une attelle ou un plâtre.
- Après une trapézectomie : immobilisation environ 4 à 6 semaines.
- Après une prothèse : immobilisation souvent plus courte (2 à 3 semaines).
👉 Retrouvez des conseils utiles sur le choix d’une attelle pour rhizarthrose.
Gestion de la douleur et soins de cicatrice
Une bonne prise en charge de la douleur est essentielle :
- Antalgiques adaptés sont prescrits.
- Glace et élévation de la main limitent l’œdème.
- La cicatrice nécessite des soins quotidiens jusqu’à cicatrisation complète.
Dans certains cas, une infiltration de corticostéroïdes peut être proposée avant la chirurgie afin de repousser l’intervention.
Convalescence et rééducation après une opération rhizarthrose
Durée de convalescence moyenne
La récupération après une opération de rhizarthrose demande du temps :
- 2 à 3 mois pour retrouver une autonomie confortable.
- 6 mois pour un résultat définitif.
La patience est donc essentielle, car l’amélioration se fait progressivement.
Rééducation et kinésithérapie après trapézectomie pouce
La rééducation commence souvent dès la 3ᵉ ou 4ᵉ semaine :
- Mobilisation douce du pouce.
- Exercices pour récupérer la pince pouce-index.
- Renforcement musculaire progressif.
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Reprise des activités quotidiennes et professionnelles
- Conduite automobile : après 4 à 6 semaines.
- Travail de bureau : environ 1 mois.
- Travail manuel lourd : 3 à 4 mois.
- Sport ou loisirs sollicitant le pouce : après 6 mois.
Un accompagnement par un kinésithérapeute optimise les résultats.
Résultats et complications possibles
Taux de satisfaction des patients
Les résultats de la chirurgie sont globalement très bons :
- Trapézectomie : satisfaction dans 85 à 90 % des cas.
- Prothèse trapézo-métacarpienne : 80 à 85 % de bons résultats.
- Arthrodèse : plus de 80 % d’amélioration de la douleur, mais au prix d’une perte de mobilité.
Complications à surveiller
Même si elles restent rares, certaines complications existent :
- Infection post-opératoire (<2 % des cas).
- Algodystrophie (environ 5 %).
- Perte de force résiduelle ou raideur persistante.
Une surveillance médicale régulière permet de détecter rapidement ces problèmes.
Choisir la bonne opération rhizarthrose selon son profil
Le choix de la technique repose sur :
- L’âge du patient.
- Son activité professionnelle.
- Ses attentes fonctionnelles (mobilité, force, rapidité de récupération).
👉 Pour mieux comprendre les solutions possibles, lisez comment soigner la rhizarthrose.
FAQ – opération rhizarthrose
Lorsque la douleur devient permanente, que les gestes simples (ouvrir un bocal, écrire) sont limités, et que les traitements médicaux (attelle, infiltrations, antalgiques) ne suffisent plus.
La trapézectomie du pouce, qui consiste à retirer l’os trapèze. Elle donne de très bons résultats, surtout après 60 ans.
La chirurgie est souvent réalisée en ambulatoire (sortie le jour même). Dans certains cas, une hospitalisation de 1 à 2 jours est nécessaire.
Comptez environ 2 à 3 mois pour retrouver une autonomie correcte, et jusqu’à 6 mois pour un résultat définitif.
Dans 85 à 90 % des cas, la douleur disparaît et la fonction du pouce s’améliore. Une légère perte de force peut persister, mais la qualité de vie est nettement meilleure.
Conclusion
L’opération rhizarthrose propose plusieurs options : trapézectomie, prothèse ou arthrodèse. Chacune a ses avantages, ses limites et des suites spécifiques. L’hospitalisation est le plus souvent ambulatoire, mais la convalescence demande patience et rééducation rigoureuse. Dans la majorité des cas, les résultats sont très satisfaisants, avec une nette diminution de la douleur et une reprise progressive des activités.
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N’hésitez pas à poser vos questions médicales à [email protected].
Références scientifiques
- Vermeulen GM, Slijper H, Feitz R, et al. Surgical management of primary thumb carpometacarpal osteoarthritis: a systematic review. J Hand Surg Am. 2011;36(1):157-169. PubMed
- Martou G, Veltri K, Thoma A. Surgical treatment of osteoarthritis of the carpometacarpal joint of the thumb: a systematic review. Plast Reconstr Surg. 2004;114(2):421-432. PubMed









