Dernière mise à jour : 20/11/2025
Table des matières
- Comprendre le remplacement total du genou
- Les complications après un remplacement total du genou
- Pourquoi la raideur articulaire est-elle si fréquente ?
- Comment prévenir les complications du remplacement du genou ?
- Prise en charge des complications après une prothèse de genou
- Statistiques et données récentes sur les complications
- Conseils pour les patients opérés d’un remplacement total du genou
- Témoignage patient – M.R., 68 ans
- Foire aux questions sur les complications de la PTG
- Les étapes à suivre – complication PTG
- Conclusion et recommandations finales
- Références scientifiques
Comprendre le remplacement total du genou
Qu’est-ce qu’une prothèse totale du genou ?
Le remplacement total du genou, aussi appelé arthroplastie totale du genou, est une intervention chirurgicale fréquente visant à remplacer l’articulation endommagée par une prothèse artificielle. Cette opération est principalement indiquée en cas d’arthrose sévère, d’arthrite inflammatoire ou de lésions post-traumatiques graves.
Indications médicales de l’arthroplastie
Ce type de chirurgie est recommandé lorsque les douleurs sont invalidantes, que la mobilité est réduite malgré les traitements conservateurs (médicaments, infiltration, rééducation), et que la qualité de vie du patient est significativement altérée.
Les patients concernés sont souvent âgés de plus de 60 ans, bien que la chirurgie puisse être pratiquée plus tôt dans certains cas.
Bénéfices attendus et évolution postopératoire
L’arthroplastie du genou améliore la mobilité, réduit la douleur chronique et permet un retour aux activités quotidiennes. Toutefois, le succès dépend de plusieurs facteurs : la qualité de la rééducation, le suivi post-opératoire et l’état de santé général du patient.
Les complications après un remplacement total du genou
Complication la plus fréquente : la raideur articulaire
Parmi les diverses complications possibles, la raideur articulaire est la plus fréquente après un remplacement total du genou. Elle se manifeste par une limitation persistante de l’amplitude articulaire, parfois douloureuse, empêchant le patient de plier ou d’étendre correctement la jambe.
Autres complications courantes
- Infections prothétiques (1 à 2 % des cas)
- Thrombose veineuse profonde (risque variable selon profil)
- Instabilité ou luxation de la prothèse
- Douleur chronique non expliquée
- Hématome ou hémarthrose postopératoire
Fréquence et gravité selon les études
Selon des données de l’ANAES et de l’AAOS, les complications globales surviennent dans 10 à 20 % des cas. Parmi celles-ci, la raideur est rapportée dans 5 à 15 % des cas selon les séries, et reste la première cause de mauvaise satisfaction fonctionnelle post-chirurgie.
Pour mieux comprendre l’évolution de l’implant dans le temps, consultez notre article complet sur la durée de vie moyenne d’une prothèse totale du genou.
Pourquoi la raideur articulaire est-elle si fréquente ?
Causes mécaniques et cicatricielles
La raideur est généralement liée à une fibrose périprothétique, une inflammation locale, ou à une mauvaise mobilisation post-opératoire. Elle peut aussi résulter d’un positionnement imparfait de la prothèse.
Facteurs de risque
Certains facteurs augmentent le risque de raideur :
- Intervention tardive avec mobilité préopératoire réduite
- Absence de rééducation précoce
- Surpoids ou obésité
- Antécédents de chirurgie sur le genou concerné
- Diabète ou maladies inflammatoires chroniques
Conséquences sur la mobilité et la qualité de vie
Une mauvaise flexion limite les gestes simples comme monter les escaliers, s’asseoir ou conduire. Dans les cas sévères, cela nécessite une nouvelle intervention chirurgicale (arthrolyse ou reprise prothétique).
Comment prévenir les complications du remplacement du genou ?
Importance de la rééducation et de la kinésithérapie
La clé de la prévention de la raideur réside dans une rééducation précoce, intensive et bien encadrée. Dès les premiers jours, des exercices passifs et actifs doivent être entrepris, sous la supervision d’un kinésithérapeute.
Suivi post-opératoire rigoureux
Des consultations régulières permettent de détecter précocement tout signe de complication :
- Rougeur, chaleur locale
- Douleur persistante
- Blocage articulaire
- Gonflement ou fièvre inexpliquée
Rôle du patient
Le patient joue un rôle actif dans la prévention des complications :
- Respect des exercices à domicile
- Suivi rigoureux des traitements
- Hygiène stricte autour de la cicatrice
- Signalement immédiat de tout symptôme suspect
Pour aller plus loin sur les gestes du quotidien après chirurgie, découvrez notre article dédié : est-il possible de se mettre à genou avec une prothèse totale ?.
Prise en charge des complications après une prothèse de genou
Traitements conservateurs
Pour les formes modérées de raideur :
- Mobilisation sous anesthésie
- Antalgiques et anti-inflammatoires
- Infiltrations intra-articulaires
- Kinésithérapie intensive
Quand envisager une reprise chirurgicale ?
Lorsque la flexion est inférieure à 90° malgré plusieurs mois de traitement, une arthrolyse chirurgicale peut être indiquée. En cas d’échec ou de complication mécanique, une révision complète de la prothèse peut être nécessaire.
Cas cliniques et taux de succès
Les études montrent que la majorité des patients ayant subi une arthrolyse précoce (dans les 3 mois) retrouvent une mobilité satisfaisante. Plus l’intervention est retardée, moins les résultats sont bons.
Statistiques et données récentes sur les complications
Études françaises et internationales
- La HAS rapporte un taux de réintervention inférieur à 5 % dans les centres spécialisés.
- Une méta-analyse internationale (2023) estime à 10 % le taux global de raideur significative.
Taux de révision prothétique
Les révisions totales de prothèse représentent environ 10 à 15 % des interventions en chirurgie orthopédique spécialisée. La raideur est la première indication non infectieuse de reprise.
Évolution des techniques chirurgicales et implants
Grâce aux progrès des implants, à la navigation assistée par ordinateur et à la chirurgie mini-invasive, le taux de complications diminue régulièrement depuis 10 ans. Cependant, l’éducation du patient reste cruciale.
Conseils pour les patients opérés d’un remplacement total du genou
Signes d’alerte à surveiller
- Difficulté persistante à plier ou étendre le genou
- Douleur aiguë ou chronique
- Rougeur, chaleur, fièvre
- Sensation d’instabilité ou de claquement dans l’articulation
Suivi à long terme
Il est conseillé de :
- Réaliser un suivi orthopédique annuel
- Effectuer une radiographie tous les 2 à 3 ans
- Adapter l’activité physique selon les recommandations
Retour à une vie active : conseils pratiques
- Reprendre la marche progressivement avec appuis partiels
- Éviter les sports à impacts (course, ski)
- Privilégier vélo, natation, marche nordique
- Ne pas négliger les exercices d’assouplissement
Pour en savoir plus sur le fonctionnement, les indications et les résultats à long terme, consultez notre guide complet sur la prothèse du genou.
Témoignage patient – M.R., 68 ans
« Après mon remplacement total du genou, j’avais surtout peur de développer une complication, et malheureusement une raideur articulaire est apparue dès les premières semaines. Je sentais que mon genou ne pliait pas comme prévu, malgré mes efforts. Cela m’a beaucoup inquiété au début, car chaque geste du quotidien devenait plus difficile. Heureusement, la rééducation intensive a progressivement amélioré la situation. Avec l’aide du kinésithérapeute, j’ai retrouvé une meilleure flexion et surtout une confiance que j’avais perdue. Aujourd’hui, je marche sans douleur et je poursuis mes exercices pour maintenir la mobilité. Cette expérience m’a appris l’importance d’un suivi régulier et d’une mobilisation précoce. Je me sens enfin soulagé et reconnaissant du chemin parcouru. »
Foire aux questions sur les complications de la PTG
FAQ – Complications après un remplacement total du genou
1. Quelles sont les complications possibles d’une prothèse de genou ?
Les complications les plus courantes sont la raideur articulaire, l’infection, l’hématome ou une douleur persistante. Elles sont généralement prises en charge efficacement si elles sont signalées rapidement.
2. Quelles sont les complications possibles d’une prothèse massive du genou ?
Une prothèse massive peut entraîner un risque plus élevé d’instabilité, d’usure précoce ou de raideur, mais un suivi régulier permet de détecter tôt toute anomalie.
3. Quelle est la douleur la plus courante après une prothèse du genou ?
La douleur la plus fréquente est une gêne liée à la raideur, souvent temporaire et améliorée par une rééducation douce et progressive.
4. Quelles complications peut-on rencontrer lors d’une chirurgie orthopédique du genou ?
On peut observer un gonflement, une raideur, une infection ou une difficulté de mobilisation. Une surveillance attentive permet d’en limiter l’impact.
5. Quelle est la durée de vie moyenne d’une prothèse totale du genou ?
La plupart des prothèses durent 15 à 20 ans, parfois davantage lorsque l’activité est bien adaptée et le suivi régulier.
6. Quelle est la chirurgie du genou la plus réussie ?
Le remplacement total du genou fait partie des chirurgies les plus fiables, offrant un taux élevé de satisfaction lorsque la rééducation est bien menée.
Les étapes à suivre – complication PTG
Comment réduire le risque de raideur après un remplacement total du genou
-
Étape 1 – Bien se préparer avant l’opération
Discutez avec votre chirurgien et votre kinésithérapeute des objectifs de mobilité. Si possible, commencez quelques exercices doux avant l’intervention pour entretenir la flexion et l’extension du genou. -
Étape 2 – Commencer la rééducation très tôt
Dès les premiers jours après l’opération, suivez les exercices proposés à l’hôpital : mobilisation douce, flexion progressive et travail de l’extension. Ne forcez pas dans la douleur intense, mais ne laissez pas le genou “s’enraidir”. -
Étape 3 – Poursuivre les exercices à domicile
Continuez les mouvements appris avec le kinésithérapeute : plier et tendre le genou plusieurs fois par jour, marcher régulièrement avec les aides (béquilles, déambulateur) selon les consignes, et surélever la jambe pour limiter le gonflement. -
Étape 4 – Surveiller les signes d’alerte
Consultez rapidement si vous remarquez une difficulté croissante à plier ou tendre le genou, une douleur inhabituelle, une rougeur, une chaleur locale ou de la fièvre. Une prise en charge précoce limite le risque de raideur durable. -
Étape 5 – Rester régulier sur le long terme
Même après la fin de la kinésithérapie, gardez une activité douce : marche, vélo d’appartement, natation. Continuez quelques exercices d’assouplissement pour entretenir la mobilité et éviter que le genou ne se bloque avec le temps.
Ce guide ne remplace pas un avis médical personnalisé. Consultez toujours votre spécialiste avant toute décision.
Conclusion et recommandations finales
Résumer les points clés
Le remplacement total du genou est une chirurgie efficace mais non exempte de risques. La complication la plus courante reste la raideur articulaire, pouvant altérer les résultats fonctionnels si elle n’est pas détectée et traitée à temps.
Encouragement à une surveillance proactive
Avec une bonne éducation du patient, une rééducation adaptée et un suivi médical régulier, la majorité des complications peuvent être prévenues ou corrigées.
Pour toute question, témoignage ou demande de suivi personnalisé, n’hésitez pas à contacter notre équipe via [email protected].
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Références scientifiques
Voici deux références scientifiques fiables que soutiennent le propos sur la raideur après arthroplastie totale du genou :
- Gandhi R., et al. “Predictive risk factors for stiff knees in total knee arthroplasty”. Journal « The Knee », 2006. Lien PubMed
- Clement N.D., Bardgett M., Weir D., Holland J., Deehan D.J. “Increased symptoms of stiffness 1 year after total knee arthroplasty are associated with a worse functional outcome and lower rate of patient satisfaction.” Knee Surg Sports Traumatol Arthrosc, 27, 1196–1203 (2019).
Lien Springer (Open Access)











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